Mali
2020 à 2023
En cours

Renforcement et extension du réseau des Labomedcamp dans les zones rurales au Mali (Phase 3)

Diagnostic

L’accès à des soins de santé de qualité est un facteur déterminant de l’état de santé des populations. La qualité des soins reste cependant tributaire de la qualité du diagnostic qui va déterminer la conduite thérapeutique. Dans ce contexte, le laboratoire d’analyses médicales joue un rôle essentiel dans l’amélioration de la qualité des soins, le suivi des malades et la surveillance des maladies. Le diagnostic biologique est aussi une étape clef dans la mise en œuvre des programmes de lutte contre les maladies transmissibles prioritaires (VIH/Sida, Tuberculose, Paludisme). L’efficacité de ces programmes dépend de l’existence d’un réseau de laboratoires fonctionnel, doté d’un personnel correctement formé et d’un système d’assurance qualité adéquat. Malheureusement, dans beaucoup de pays en voie de développement comme le Mali, le rôle d’appui du diagnostic biologique à la clinique est insuffisamment connu et utilisé. Il est souvent inexistant au premier niveau de contact des systèmes de santé et le tribut payé pour des diagnostics médicaux non ou mal portés peut être très lourd pour les populations, notamment en zones rurales.

Action

Depuis 2011, Santé Sud et ses partenaires ont installé et suivi 17 laboratoires dans 17 Centres de Santé Communautaire (CSCOM) dirigés par des médecins en milieu rural, en cohérence avec le Programme quinquennal de Développement Sanitaire et Social (PRODESS III). Le rôle de ces laboratoires est d’améliorer la qualité du diagnostic et de la prise en charge des patients au premier niveau de contact du système de santé et de faciliter le suivi de certaines maladies chroniques. La phase I du projet (2011 – 2014) a concerné 10 CSCOM dans les régions de Kayes, Koulikoro et Ségou dont 9 sont toujours fonctionnels ; la phase II (2017 – 2020) a permis de doter 8 CSCOM en laboratoire dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou.

En considérant les résultats encourageants obtenus dans la mise en œuvre des deux phases LABOMEDCAMP, une troisième phase du projet s’avère nécessaire pour assurer la consolidation des acquis et exporter ce modèle réussi à d’autres zones isolées. La phase III vise à assurer un accompagnement adapté garantissant la pérennisation des activités dans les 17 premiers laboratoires installés d’une part et à installer 5 nouveaux laboratoires de première ligne. Cette nouvelle phase sera axée particulièrement sur l’intégration et l’appropriation par les services techniques de l’Etat (CSREF) du processus d’installation de laboratoire dans les CSCOM (formation, installation, suivi-formatif et recyclage). Aussi, elle permettra d’installer le dossier médical partagé DATA SANTE dans tous les CSCOM du projet LABOMEDCAMP. Ce projet va être une suite logique des deux phases précédentes et concernera les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et Ségou.

Partenaires opérationnels
  • Association des Médecins de Campagne (AMC) et les Associations de Santé Communautaires (ASACO)
  • Directions Régionales de la Santé (DRS) des régions concernées, la Direction de la Pharmacie et du Médicament (DPM) et la Direction Nationale de la Santé (DNS) du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique du Mali
  • Centre d’Infectiologie Charles Mérieux (CICM)
Partenaires institutionnels
Et privés
  • Direction de la Coopération Internationale Monégasque
  • Fondation Mérieux

Impact

22 laboratoires installés et opérationnels
132 professionnels de santé formés
264 000 habitants ayant accès au diagnostic biologique